Chaud devant ! Edito de Roland HEGUY

vendredi 19 juillet 2019

« La demande des consommateurs paraît forte pour la saison en cours et l’optimisme est partagé dans la profession. »

La saison a démarré. Comment ? Très fort ! Et la suite s’annonce aussi très favorable. Tous les signaux sont au vert. Je n’ai pas toujours le plaisir d’annoncer de bonnes nouvelles et croyez que je savoure ces instants. Dans toutes les régions touristiques, les cahiers de réservations sont déjà bien remplis, et ce jusqu’à octobre. Nous pouvons donc tabler sur une saison d’été très réussie, sans doute supérieure à celle de 2018. Qui l’aurait cru après ce début d’année difficile ? N’en doutons pas, nous enregistrerons aussi cette année un record de fréquentation des touristes étrangers. Au-delà de ces prévisions encourageantes, mon souhait est que ce bel été profite au tourisme vert, dans les terres en milieu rural. Actuellement, 70 à 80 % des touristes se concentrent sur les zones littorales et un des enjeux majeurs est de répartir leur présence sur tout le territoire. C’est souhaitable si nous voulons éviter les réactions de tourismophobie qu’on observe dans certaines villes d’Europe. Mais surtout, c’est la meilleure voie pour redynamiser nos territoires ruraux. Et c’est tout à fait possible. La France possède un patrimoine naturel et culturel incomparable et chaque région présente des atouts. Ce que j’espère, c’est que nos territoires bénéficieront d’une fréquentation en hausse cette saison, notamment que la canicule de juin aura contribué à aller chercher la fraîcheur à la campagne.
La demande des consommateurs paraît forte pour la saison en cours et l’optimisme est partagé dans la profession. Je suis plus inquiet quand je me pose la question : « qui veut travailler chez moi cette saison ? ». En effet, devant la pénurie de salariés saisonniers, il est prévisible que nombre de cafés et restaurants seront obligés de réduire leurs horaires d’ouverture, comme en 2018. Le manque de personnel reste une tendance durable que nous serons en mesure d’endiguer lorsque le gouvernement aura pris en compte un certain nombre de mesures issues des propositions du plan emploi de l’UMIH. Juste un mot dans ce contexte tendu pour l’emploi, sur le bonus-malus. Je constate avec regret que notre profession est une des sept visées par cette mesure, qui heureusement, ne concerne pas les TPE. Quand on est traiteur et qu’on est appelé pour un mariage, on a besoin de contrats d’une journée, c’est inhérent à cette activité. Doit-on être pénalisé pour cela ? Ce que je crois plus grave, c’est que nos difficultés de recrutement subsisteront malgré cette mesure. Alors, il me reste à vous souhaiter en plus d’une belle saison (ça semble bien parti), d’avoir trouvé une équipe pour en profiter pleinement.



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